Exposition « Vintage Spirit » de Thomas Saliot au Kechmara, du 20 septembre au 31 décembre 2011
20 septembre 2011 – 16 h 04 min | Un commentaire

Le café restaurant branché de Marrakech propose une nouvelle exposition jusqu’à la fin de l’année 2011, celle, dédiée au pop art, du peintre français Thomas Saliot.
Le travail contemporain de cet artiste s’inspire de ses voyages, de l’homme …

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Entretien avec Jamel Debbouze pour la 1ère édition du Festival International d’Humour de Marrakech les 3, 4 et 5 Juin 2010

Publié par le 3 mai 2010 – 14 h 32 minUn commentaire
Entretien avec Jamel Debbouze pour la 1ère édition du Festival International d’Humour de Marrakech les 3, 4 et 5 Juin 2010

Publié dans LE MATIN du 2 mai 2010

LE MATIN : Comment est née l’idée de créer  »MDR » ? 

Jamel Debbouze : C’est le fruit d’une longue réflexion avec mon frère Karim. Cela fait très longtemps que nous avions envie de faire cela, mais par manque d’expérience et par manque d’artistes, nous ne pouvions pas prétendre à faire un festival. Car il ne s’agit pas simplement de le mettre en place, puisque la particularité d’un festival est qu’il soit pérenne et toute la difficulté est là: quand on fait une promesse, il faut la tenir. Donc, aujourd’hui «hamdoullah», nous avons acquis une expérience, nous avons des artistes de qualité et nous avons des  »supports solides », que ce soit Fayçal Laraïchi de la SNRT ou encore Gilbert Rozon du Festival « Juste pour rire ». Ce sont des gens sur lesquels je peux compter pour rendre le festival pérenne; aujourd’hui, je peux m’engager.

Pourquoi Marrakech ?

Euh… Pour son jus d’orange, pour ses cornes de gazelles, pour ses calèches, pour sa Koutoubia, pour sa « jellabiya »… (éclat de rire généralisé, ndlr). Marrakech est un carrefour culturel où j’ai rencontré autant d’artistes qu’à New York ou à Paris, c’est la vérité, cela fait 20 ans que je vis dans cette ville. C’est une cité où l’on croise toutes sortes d’artistes, c’est aussi une ville qui parle aux artistes, elle est accueillante, chaleureuse et, sur la scène internationale, tout le monde la connaît, donc il me paraissait évident que c’est à Marrakech que le festival devait être organisé. D’autant plus que dans cette ville, il y a des infrastructures, ce qui n’est pas le cas de toutes les villes du Maroc. Ici, on trouve des salles qui peuvent accueillir 1.500 ou 2.000 personnes sans aucun problème. Il était donc tout à fait naturel que  »MDR » se déroule à Marrakech… 

Et par rapport au choix des artistes, comment cela se justifie-t-il ?

La sélection est très simple : il faut qu’ils soient drôles. Le reste, c’est leur problème, faire passer des messages, raconter le quotidien ou autres choses. Bref, le mot d’ordre est de permettre de passer un bon moment et, surtout, de faire découvrir des talents. En ce sens, nous avons des artistes confirmés comme Ellie Semoun et le «Jamel Comedy Club» qui débarquent, mais nous avons aussi des gens qu’on va faire découvrir comme « Abdelkader Secteur », un comique algérien extraordinaire, ou encore des gens que vous connaissez comme Hassan El Fad.
Il y aura également des rencontres improbables à travers des sketches qu’on écrit pour l’occasion, pour Hassan et Abdelkader, pour faire un peu d’humour sur les relations « marocco-algéro » (rires)… marroco-algérienne ou « algéro-marocco ». Car je trouve que ces comiques-là peuvent faire avancer les choses sur ce plan. Je pense que ce genre de rencontre peut laisser des traces dans la tête des gens influents. 

 »MDR » peut-il être assimilé à une sorte de délocalisation du concept « Jamel Comedy Club » ?

Tout à fait, puisqu’on intègre à notre JCC Hassan El Fad, on aurait adoré avoir Hanane Fadili, on aura Abdelkader Secteur. Ce n’est pas la même version que nous avons jouée au Casino de Paris. Certes, il y a de nouveaux artistes, mais on intègre aussi des artistes marocains cette fois-ci. En somme, c’est un Jamel Comedy Club marocain. 

Selon vous, quel serait l’apport de  »MDR » pour Marrakech, en particulier, et pour le Maroc de manière générale ?

Rien! Nous n’avons pas cette prétention-là. Je dirais plutôt que Marrakech va apporter beaucoup au festival et, de notre côté, nous allons faire en sorte de faire découvrir des gens au public marocain. Je vous assure que nous n’avons aucune prétention si ce n’est de venir à la rencontre du public marocain et de faire en sorte que les artistes francophones viennent plus naturellement ici, c’est déjà le cas, évidement, mais j’ai entendu parler de beaucoup de tentatives sur cette ville et je trouve regrettable que l’on n’ait pas au Maroc un festival digne de celui de Montréal, car dans ce cadre, nous avons tous les outils. Et puis, quand je pense à ce que génère Montréal sur le plan culturel, et même sur le plan politique… 
Il y a des gens qui découvrent cette ville uniquement grâce à son festival et, donc, à travers un outil culturel comme celui-là et par le biais de l’humour, on peut faire bien des choses. 

Vous venez d’annoncer votre retour sur les planches. Peut-on en savoir davantage sur votre prochain spectacle ?

Ben, tout simplement, il m’est arrivé des trucs de fous ces dernières années. Nous avons monté le JCC, nous avons fait une tournée à travers toute la France, on a ajouté un peu de couleurs au PAF (Paysage audiovisuel français, ndlr). Je pense qu’à travers le JCC, nous avons contribué au rajeunissement de la scène comique. A mes débuts, les concernés avaient tous 47 ans et aujourd’hui, on a des gamins de 16 ans qui arrivent sur scène et qui font des blagues. J’en suis fier et je raconte cela… le Comedy Club, ma mère qui est à la caisse, mon père qui l’empêche de vendre de l’alcool… j’ai eu un enfant, je lui ai donné Léon comme prénom mais ma mère l’appelle Ali, il est déjà schizophrène à l’âge de 18 mois… Bref, j’ai énormément de choses à raconter. Cela dit, le problème n’est pas ce que je vais raconter, mais plutôt que j’ai trop de choses à raconter et il faudra faire cela en 75 min, donc il s’agit de choisir les choses les plus opportunes. Aussi, et surtout, j’ai une envie viscérale de remonter sur scène, je m’en suis privé pendant trop longtemps, c’est la première fois d’ailleurs, et là, je reprends le 1er février prochain au Casino de Paris pour ne plus m’arrêter… 

Et pour le Maroc, qu’est-ce qu’il y a de prévu ?

Evidemment, je vais jouer à Casablanca, Rabat, Marrakech… j’ai envie de jouer à Taza, j’aimerai jouer à Oujda… Bref, j’irai partout où le Maroc pourra m’accueillir. 

«Hors-la-loi», votre dernier film, semble créer ce qui s’apparente à une polémique. Certains parlent de « falsification de l’histoire », d’autres de « réquisitoire contre la France ». Quel est votre avis là-dessus ?

C’est une très bonne nouvelle ! Cela veut dire que le film existe et qu’il fait parler de lui. Ceci étant, il n’est pas encore sorti et je pense qu’il faut le voir avant de le critiquer. Tous ces gens qui donnent leurs avis n’ont pas vu le film, donc c’est tout simplement ridicule. En revanche, je pense que c’est un film qui contribue à raconter notre histoire commune, que ce soit la création du FLN ou l’histoire des Arabes en France. Elle est mal racontée ou très peu racontée, voire occultée même. C’est une fierté de pouvoir raconter à mon fils que son grand-père et son arrière grand-père ont combattu pour la France afin d’éradiquer le nazisme en Europe, c’est une fierté, on a contribué à l’histoire. Et après, on raconte à travers ce volet que les Algériens ont payé de leur sang le tribut de leur liberté. C’est donc quelque chose qu’il faut raconter, il n’y a rien de mal à cela, bien au contraire. Evidemment, il y aura toujours des imbéciles qui diront que nous sommes de mauvaise foi. De toutes 
les façons, on les attendra de pied ferme… même pas de pied mou ! (rires)

D’autres projets en perspective parallèlement à votre retour sur scène…

Nous sommes en train de monter une comédie musicale, tout en continuant à produire des artistes. En ce qui me concerne personnellement, je vais mettre en scène un film en 3D, qui s’intitulera « Pourquoi j’ai pas mangé mon père?». Au début, on voulait l’appeler… «Abatar »… (rires aux larmes dans l’assistance, ndlr), avec de grands mecs verts… qui font des trucs pas gentils… « Abatar»… mais comme ce n’est pas passé, on a décidé de l’appeler « Pourquoi j’ai pas mangé mon père? ». Il raconte l’histoire du premier homme, l’histoire de l’humanité… et c’est superbe ! (un peu difficile de le prendre au sérieux sur ce coup-là mais l’avenir nous dira ce qu’il en est, ndlr).

Festival International d’Humour de Marrakech

 

 

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