Exposition « Vintage Spirit » de Thomas Saliot au Kechmara, du 20 septembre au 31 décembre 2011
20 septembre 2011 – 16 h 04 min | Un commentaire

Le café restaurant branché de Marrakech propose une nouvelle exposition jusqu’à la fin de l’année 2011, celle, dédiée au pop art, du peintre français Thomas Saliot.
Le travail contemporain de cet artiste s’inspire de ses voyages, de l’homme …

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La ville a été fondée en 1069 par Youssef Ibn Tachfin, premier roi de la dynastie des Almoravides

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Marrakech, son histoire

Publié par le 10 mars 2010 – 11 h 45 minPas de commentaire
Marrakech, son histoire

Capitale du Sud, et quatrième ville du pays (903 589 d’habitants, recensement de 2009), Marrakech fut fondée en 1062 par les berbères sahariens venus du désert de l’autre côté de l’Atlas (l’actuelle Mauritanie). Leur chef Abou Bekr, avait établi son camp dans la plaine du Haouz, à proximité de la butte rocheuse du Guéliz, endroit si dangereux que les Berbères l’avaient appelé  « Morr koch » (« Passer vite »).

Rappelé dans le Sud pour mater une révolte, il confie le pouvoir à son cousin Youssef Ibn Tachfin qui entreprit la construction d’une ville fortifiée (avec ses remparts) et fit creuser des puits ainsi qu’un vaste réseau souterrain de canaux d’irrigation (« khettaras »), toujours utilisé pour acheminer l’eau dans les jardins de la ville. En vrai saharien, il fit aussi planter des palmiers, d’où la présence encore aujourd’hui d’une grande palmeraie.

De cette ville, Youssef partit à la conquête du Nord du Maroc, puis du sud de l’Espagne et, quarante ans après sa fondation, Marrakech était devenue la capitale d’un royaume s’étendant de la Castille au Tafilalet.

Youssef consacra une grande partie du butin provenant de la conquête de l’Espagne à l’agrandissement et à l’embellissement de la ville. A sa mort en 1106, il légua à ses successeurs un véritable joyau d’architecture.

En 1147, des berbères de l’Anti-Atlas, prêchant une réforme religieuse radicale, les Almohades, s’emparent de Marrakech et fondent une nouvelle dynastie. Sur les ruines du palais des Almoravides, Abd el-Moumen élève une mosquée, la Koutoubia, terminée par Yacoub El Mansour (« le Victorieux »), dont l’admirable minaret domine encore la ville.

D’après une légende berbère, le rouge, couleur de Marrakech, provient de la couleur du sang abondamment répandu pour l’implantation de la Koutoubia. Et la cité, en bonne partie rasée (à l’exception des murs), fut reconstruite par des artisans en majorité andalous.

Puis, en 1269, vint la chute des Almohades dont l’influence religieuse était rejetée, au profit d’une autre dynastie berbère, les Mérinides, qui établirent leur capitale au nord du pays, à Fès, ce qui provoqua le déclin de la Ville Rouge.

En 1529, ce fut l’avènement des Saâdiens, originaires d’Arabie Saoudite et descendants du Prophète.Venus de la vallée du Drâ, ils en refirent la capitale du royaume, qui atteignit son apogée avec Ahmed el-Mansour, surnommé « le Doré » en raison de ses richesses : il consacra une partie de sa fortune à embellir Marrakech (palais El Badia, tombeaux saâdiens, mosquées, fontaines, médersas). A sa mort, la ville retombe dans le désordre et l’anarchie.

En 1668, Moulay Rachid, de la tribu des Alaouites (autres descendants du Prophète, installés dans le Tafilalet), s’emparent du pouvoir et, en 1873, le grand sultan Moulay Hassan vient s’y faire couronner en redonnant à la ville un brillant éclat. Sous son règne et celui de son fils, de beaux palais sont édifiés (en particulier le magnifique palais de la Bahia).

En 1912, El Hiba, chef de la résistance du Sud à la pénétration française, se rend maître de la ville avant d’entreprendre sa marche vers le Nord ; mais à 35 km au Nord de Marrakech, il est défait par les troupes du colonel Mangin : les français ont bénéficié de la complicité du pacha de Marrakech (El Glaoui), qui commence à rassembler pouvoir et fortune à l’ombre du Protectorat. En 1953, ce dernier fomentera même un complot contre le futur Mohamed V (premier roi à l’indépendance du Maroc), qui échouera.

 

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